Scientific MOOCs follower. Author of Airpocalypse, a techno-medical thriller (Spring 2017)


Welcome to the digital era of biology (and to this modest blog I started in early 2005).

To cure many diseases, like cancer or cystic fibrosis, we will need to target genes (mutations, for ex.), not organs! I am convinced that the future of replacement medicine (organ transplant) is genomics (the science of the human genome). In 10 years we will be replacing (modifying) genes; not organs!


Anticipating the $100 genome era and the P4™ medicine revolution. P4 Medicine (Predictive, Personalized, Preventive, & Participatory): Catalyzing a Revolution from Reactive to Proactive Medicine.


I am an early adopter of scientific MOOCs. I've earned myself four MIT digital diplomas: 7.00x, 7.28x1, 7.28.x2 and 7QBWx. Instructor of 7.00x: Eric Lander PhD.

Upcoming books: Airpocalypse, a medical thriller (action taking place in Beijing) 2017; Jesus CRISPR Superstar, a sci-fi -- French title: La Passion du CRISPR (2018).

I love Genomics. Would you rather donate your data, or... your vital organs? Imagine all the people sharing their data...

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Concernant les fichiers son ou audio (audio files) sur ce blog : ce sont des fichiers Windows ; pour les lire sur Mac, il faut les ouvrir avec VLC (http://www.videolan.org).


Japan: Brain Dead Person From the Viewpoint of Life Studies

Brain Dead Person from the Viewpoint of Life Studies (1989)
By Masahiro Morioka, International Network for Life Studies

The classic book that introduced "human relationship oriented analysis" instead of "brain-centered analysis," and fundamentally changed Japanese bioethics. Stimulating discussion especially to an English audience


ABOUT THIS BOOK / TABLE OF CONTENTS: click here

What Kind of Place is an Intensive Care Unit?
In this Chapter 2 of "Brain Dead Person", Masahiro Morioka introduced the idea of "care of the sphere" that surrounds a brain dead person in an intensive care unit.

==> Read Chapter 2 of "Brain Dead Person"

My Death and the Death of Others: Chapter 5 of "Brain Dead Person"
"My death," "death of a person familiar to me," and "death of a person unfamiliar to me," the importance of our shared life history and memories of a brain dead person.

==> Read Chapter 5 of "Brain Dead Person"

Efficiency and Irreplaceability: Chapter 7 of "Brain Dead Person"
The importance of "nursing care" in the ethics of brain death and organ transplants, and the possibility of alternative methods of dealing with matters of life and death.

==> Read Chapter 7 of "Brain Dead Person"

"I have often considered the following question: isn’t it possible to see science from the point of view of someone directly involved? When we look at medicine from the standpoint of an onlooker, we find medical efficiency. However when we look at medicine from the standpoint of someone directly involved, we find irreplaceability of life.

Science from the position of an onlooker has matured independently in spite of many problems. But science from the position of someone directly involved has not even taken shape yet. This new kind of science is to be found where ethical problems of medicine are being formed, like none other than those discussed throughout this book. Science from the position from an onlooker was formed in modern Europe, with astronomy at its heart; staring up at (looking on) the distant stars in the night sky from the earth. Modern medicine is medicine that has adopted this into its essence. Science from the position of those directly involved will probably be formed with modern medicine at its heart, after many people have been forced to become directly involved through matters of life and death. It will become science that constantly focuses on irreplaceability from the standpoint of someone directly involved. I think this idea will, in places of medical treatment, slowly germinate between people who perform nursing care of 'irreplaceable' life."

Source:
International Network for Life Studies

Professeur Bernard Debré : "La Revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens"

Présentation de l'éditeur

"Bernard Debré affirme que le progrès médical majeur de ce début de XXIe siècle sera la généralisation du clonage thérapeutique - acquis aussi essentiel, ajoute-t-il, que la conquête spatiale. C'est à une passionnante réflexion sur la bioéthique que nous convie Bernard Debré dans ce remarquable essai. L'homme de science, l'homme de savoir, l'humaniste et le politique s'exprime ici sur des sujets aussi brûlants que l'eugénisme, par exemple. Cette révolution génétique est une véritable remise en cause de la réalité humaine telle que nous la percevions traditionnellement. Bernard Debré dresse d'étonnants parallèles entre science et mythes, montrant ce qui les relie. Il parle aussi de sciences à venir qui ouvrent des possibilités insoupçonnées, comme la paléogénétique".

Biographie de l'auteur

"Le professeur Bernard Debré, ancien ministre, député de Paris, est chef du service d'urologie de l'hôpital Cochin. Il est l'auteur, entre autres ouvrages au cherche midi, de 'Nous t'avons tant aimé, l'euthanasie, l'impossible loi' ainsi que, en collaboration avec le professeur Philippe Even, de Savoirs et pouvoirs et Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus".

Lire l'interview de Bernard Debré par Sophie Coignard (Le Point, oct. 2005):
==> cliquer ici.

==> Compte-rendu par le Quotidien du Médecin : cliquer ici.

Ajout du 17 janvier 2006:
Lire la recension du livre du Professeur Bernard Debré :
"La Revanche du serpent ou la fin de l'Homo Sapiens" :
==> cliquer ici (Fichier PDF)


Ajout du 7 février 2006 :
Le "Décret n° 2006-121 du 6 février 2006 relatif à la recherche sur l'embryon et sur les cellules embryonnaires et modifiant le code de la santé publique" a été publié au Journal Officiel.

Lien vers le journal en ligne Gènéthique : cliquer ici.

"Le foetus souffre-t-il ?" : article du 18/04/2006 (Genethique.org).

La Revanche du serpent ou la fin de l'homo sapiens, B. Debré, Le Cherche-midi, 3 novembre 2005.

Bibliographie :

==> Collection "Les Essentiels Milan", septembre 2005, Toulouse :
"Quelle éthique pour les sciences ?" Auteurs : Guillemette de Véricourt et Gérard Toulouse :

Présentation de l'éditeur :
"Une convergence de découvertes fondamentales (sur la nature et le vivant), d'inventions techniques (nucléaire, biotechnologies, etc.) et d'observations alarmantes sur la planète remet en question la notion même de progrès scientifique et technologique. Les doutes, les critiques ne viennent pas seulement d'autorités extérieures à la communauté des chercheurs et philosophes. Eux-mêmes s'inquiètent et réfléchissent à la façon d'appliquer à bon escient le principe de précaution. C'est à cette inquiétude qu'est consacré cet opuscule, fruit d'une coopération originale entre deux auteurs aux parcours et profils différents.
L'initiative de l'ouvrage et, en grande partie, sa rédaction reviennent à Guillemette de Véricourt. Gérard Toulouse a apporté références, interrogations et éclairages".

Biographie de l'auteur :
"Guillemette de Véricourt est journaliste. Elle est l'auteur de Questions sur les Palestiniens et de L'Euthanasie dans la collection 'Les Essentiels Milan'. Gérard Toulouse est physicien et directeur de recherche à l'École normale supérieure (Paris). Il préside le Comité permanent Sciences et Éthique de l'Alliance européenne des académies."
Source : Amazon.fr

==> Editions Ellipses, collection "L'Esprit des sciences" :
"De la biologie à la bioéthique", par Claude Lafon (Février 2006, Paris).

Présentation de l'éditeur :
"Mères porteuses, tests génétiques, recherches sur l'embryon, organismes génétiquement modifiés... Les questions de société nées des avancées de la biologie, de la médecine et des biotechnologies sont nombreuses et à la mode. Mais les débats sont difficiles à suivre, trop souvent cantonnés dans la sphère des spécialistes et des politiques, et relayés de façon discutable par les médias. Pour aider chacun à se faire une opinion, cet ouvrage met en regard la biologie, science du vivant, et la bioéthique, morale relative à ses applications. D'un côté les données scientifiques, avec leurs incertitudes et leurs limites, ainsi que les applications pratiques, leurs conséquences et les problèmes qu'elles posent. De l'autre, les jugements moraux que nous portons sur ces questions, les différents courants et sensibilités, leurs racines philosophiques et religieuses, la nécessaire recherche de positions consensuelles. Et de l'un à l'autre, les intérêts et les logiques à l'œuvre, mais aussi la vision subjective la plus intime que nous avons de la vie et de la place de l'homme dans la nature."

Biographie de l'auteur :
"Claude Lafon est agrégé de biologie, professeur en classe préparatoire au lycée Thiers (Marseille)".
Source : Amazon.fr

Prélèvement d'organes sur coeur arrêté

Je cite un extrait du livre du Dr. Marc Andronikof, "Médecin aux Urgences", écrit avec Jacqueline Dauxois (Editions du Rocher, 2005, pages 127-131) :

Jacqueline Dauxois (JD) : "- Mais pourquoi affirme-t-on que c'est le cerveau qui détermine la mort ?
Marc Andronikof (MA) : - Les dégâts occasionnés au cerveau sont irréversibles.
JD : - Pas ceux occasionnés au coeur ?
MA : - Pour le coeur, vous pouvez essayer la réanimation, le massage cardiaque, vous avez un moyen pour revenir en arrière. Même chose pour les poumons, s'ils ne fonctionnent plus dans le cas d'une noyade par exemple, avec mise sous respiration artificielle, tout l'organisme peut repartir. Mais lorsque le cerveau cesse de fonctionner, assez rapidement le poumon s'arrête si vous ne suppléez pas par une machine et, au bout de quelques jours, quelques heures, quelques semaines, le coeur s'arrête aussi, quoi que vous fassiez. Autrement dit, on ne sait pas réactiver le cerveau. Puisqu'on ne sait pas, on affirme : 'ça va être fini', et comme ça va être fini, autant dire que c'est fini tout de suite, c'est ça, la supercherie ! Et de prétendre que le cerveau est le plus indispensable des organes n'est pas vrai non plus ! Quand il cesse de fonctionner et qu'on supplée à tous les autres organes par la réanimation, tout peut continuer pendant des jours et des jours. En revanche, si c'est le coeur qui s'arrête de fonctionner, même si vous suppléez à toutes les autres fonctions, la mort vient en quelques minutes, quoi que vous fassiez ! Pareil pour les poumons, le foie. Alors dans ces conditions, dites-moi quel est l'organe le plus indispensable ? Celui sans lequel tout peut fonctionner pendant de nombreux jours ou celui sans lequel tout s'arrête en quelques minutes ? Un arrêt cardiaque non réanimé dans les cinq minutes provoque des lésions irréversibles. Donc, le coeur est plus vital et le cerveau moins vital.. Mais on nous dit que le cerveau est plus vital que les autres organes, non pas tellement pour faire fonctionner l'organisme que parce qu'on ne peut pas suppléer à ses fonctions. [...]La mort est un processus au cours duquel vient le moment où il est impossible de revenir en arrière. Dans ce continuum arrive un moment où le processus de mort est tellement avancé qu'il n'est plus possible de prélever, on nous affirme donc qu'il faut prélever avant !
JD : - Pourquoi ne pas attendre ?
MA : - Parce que les organes commencent à se décomposer, alors on prélève avant ! [...]
JD : - Les chrétiens sont d'accord ?
MA : - Tout le monde est d'accord. Cependant les Américains, sous pression juive je suppose car les juifs, vous le savez, se tiennent mieux que les chrétiens, ont créé des centres où ils prélèvent sur coeur arrêté, sur coeur non-battant, c'est-à-dire lorsque le processus de mort est un peu plus avancé. A la seconde après l'arrêt du coeur, ils prélèvent les organes en toute hâte".

© Editions du Rocher, 2005

==> "Non heart-beating donation": in the Wikipedia Encyclopedia: click here.

Décret n° 2005-949 du 2 août 2005 relatif aux conditions de prélèvement des organes, des tissus et des cellules et modifiant le livre II de la première partie du code de la santé publique (dispositions réglementaires):

"Les établissements conventionnés pourront désormais prélever des reins et des foies sur des personnes 'décédées présentant un arrêt cardiaque et respiratoire persistant'. Précédemment, ces prélèvements étaient réalisés sur des donneurs en état de mort encéphalique et dont l’activité cardio-respiratoire était maintenue artificiellement. Cette disposition devrait augmenter le nombre de prélèvements".

==> Les textes officiels : cliquer ici.

==> "Le prélèvement sur donneurs à coeur arrêté va enfin pouvoir démarrer en France. Le 2 août 2005, un décret paru au Journal Officiel autorise ce type de prélèvements". Lire les informations à ce sujet sur le site Renaloo.com : ces informations sont très complètes et actualisées.

Controversies and updates in Donation after Cardiac Death (DCD)

Review

Pro/con ethics debate: When is dead really dead?

Abstract

"Contemporary intensive care unit (ICU) medicine has complicated the issue of what constitutes death in a life support environment. Not only is the distinction between sapient life and prolongation of vital signs blurred but the concept of death itself has been made more complex. The demand for organs to facilitate transplantation promotes a strong incentive to define clinical death in a manner that most effectively supplies that demand. We consider the problem of defining death in the ICU as a function of viable organ availability for transplantation.

The scenario

A 45 year old female patient arrives in the emergency department after having complained of a headache and progresses to unresponsiveness. She is placed on mechanical ventilation and a CAT scan of her brain shows massive intracranial bleed. The family is assured she will probably progress to brain death but she doesn't. After two days in the intensive care unit she continues with gasping ventilations and some flexion to pain in one arm. All other brain functions are absent. Her hemodynamics and other organ function are stable. The family desires the patient to be an organ donor but she is clearly not brain dead. It is suggested to the family that the patient can still donate under the 'Donation after Cardiac Death' (DCD) rules. Life support can be withdrawn and she can be pronounced dead using asystole as a criterion rather than brain death, following which organs can be taken for transplantation after a variable period of time to rule out 'auto-resuscitation'. Would you recommend this procedure? "

Various points of view are represented in this review. Here is the big picture:
- Death is a process and not an event.
- Brain-dead patients are dead ; patients who wish to become organ donors after their cardiac death (Donation after Cardiac Death) may not be dead at this stage.
- Stick to the Dead Donor Rule.


==> Read the full Review: click here.


Patients cannot donate organs until they are dead


Article by Leslie Whetstine, Health Care Ethics Center, Duquesne University, Pittsburgh, PA, USA.

"The question that arises from this case is: Is the DCD donor truly dead at the moment of organ recovery? The answer depends on two things: first, on what concept of death we are using; and second, what version of irreversibility we find most compelling. It is beyond the scope of this analysis to examine the appropriate conceptual definition of death, but suffice to say that the traditional concept of death is the irreversible cessation of the integrated functioning of the organism as a whole. I will argue that DCD does not fulfil this definition.

The Uniform Determination of Death Act (UDDA) [1] established that death could be declared by either the irreversible cessation of circulatory functions or the irreversible cessation of the entire brain, including the brain stem [2]. DCD advocates cite this statute as evidence that DCD is a legitimate practice using the circulatory criterion. The UDDA may appear to support DCD but only if we construe a bifurcated rather than a unitary definition of death that does not require the permanent cessation of the organism as a whole but only of certain parts of it. The UDDA claimed it did not suggest two different types of death but that either of the two criteria were necessary and sufficient conditions for death. We cannot embark on a critical analysis of this legislation here but it has three primary shortcomings: First, it failed to define the critical term 'irreversible'; second, irreversible absence of circulation is sufficient for death but not necessary; and third, irreversible absence of circulation may be a mechanism of death, but it is not death itself, which has always been regarded as brain death. As quoted from the New England Journal of Medicine [3], 'It is clear that a person is not dead until his brain is dead. The time honoured criteria of the stoppage of the heart beat and circulation are indicative of death only when they persist long enough for the brain to die.'

Advocates of DCD take a soft-line interpretation of irreversibility. They argue that if resuscitation has been proscribed and if the person cannot spontaneously resuscitate (auto-resuscitation), the person is irreversibly dead as a practical matter. But a moral decision to not restore function does not ensure the clinical state of death has been fulfilled. Moreover, inability to auto-resuscitate cannot be used to determine when death has occurred as many people who cannot auto-resuscitate can be resuscitated with an intervention. Finally, the time period in which auto-resuscitation may occur has not been sufficiently studied to make a determination that two or five minutes of asystole will preclude it. The fact that a person proscribes resuscitation or cannot auto-resuscitate does not make one dead at that precise moment, but prognosticates death and suggests one has entered a dying process that may ultimately lead to irreversible death.

Organ donation operates under the dead donor rule (DDR), which stipulates that organs may not be removed prior to death nor may organ procurement cause or hasten death. DCD fails to satisfy the DDR on three counts: First, it manipulates the definition of irreversibility based on a moral position not to resuscitate; second, it appeals to fallacious logic that because one cannot auto-resuscitate then one is dead; and third, it focuses solely on the circulatory criterion endorsed by the UDDA, which does not immediately correlate with brain status. Generally speaking, using the circulatory criterion would not be problematic as its absence will inevitably cause total brain failure. In DCD, however, the need for speed becomes a factor such that organs will be removed before the requisite time it takes for the brain to die as cessation of cardio-respiratory functions does not cause the brain to die immediately.

If the body can be resuscitated, we have to question if it was ever really dead given our conventional notion of death as a finality from which one cannot be returned or resurrected from under any circumstances. DCD protocols remove organs from a donor who is not irreversibly dead; if the whole brain is not yet dead, the patient cannot be dead."

Donation after cardiac death is consistent with good medical practice


Stephan Streat, Department of Critical Care Medicine, Auckland Hospital, Auckland, New Zealand.

"The issue of how death is certified, if this is 'according to good medical practice', does not determine my approach to organ donation. Whetstine, however, finds this 'the question' for non-heart-beating donation and advances three arguments why this should be so. First, I am unconvinced that death hasn't occurred because 'irreversibility' hasn't been established. Strictly speaking, no prospective definition of 'irreversibility' is possible. Only after all possible reversal strategies have failed can a situation truly be said to have been, in retrospect, 'irreversible'. In the circumstance of possible non-heart-beating donation, such strategies would be morally repugnant and contrary to acceptable clinical practice. I agree with Cole [4] that inclusion of the concept of 'irreversibility' is a deficiency of the Uniform Determination of Death Act (UDDA) [1]. But this semantic difficulty does not arise in many countries, including my own, that do not have a statutory definition of death.

Second, I understand how Whetstine's concern with 'irreversibility' has led her to consider the concept of auto-resuscitation but the UDDA is silent on this concept, as it is on the means by which death should be determined, requiring only that it must be "in accordance with accepted medical standards" [1]. Although 'lack of auto-resuscitation after a certain time interval' might be a reasonable 'accepted medical standard', there is no general consensus on whether this is an appropriate operational approach to 'irreversibility' or on what that 'certain time interval' might be and a dearth of reported evidence to inform that discussion.

The phenomenon of return of spontaneous circulation (ROSC) after discontinuation of cardiopulmonary resuscitation (CPR) was first reported in 1982 [5] and later termed the 'Lazarus phenomenon' [6]. A more recent review of 25 reported cases found that the exact timing after stopping CPR until the detection of ROSC was usually uncertain but could have been as long as 20 minutes in one case [7]. These authors suggested, 'after cessation of CPR, each patient should be further monitored (at least clinically and with an ECG) for at least 10 minutes (the typical time interval for a Lazarus phenomenon).' However, the phenomenology of similar events after circulatory arrest following extubation in the presence of severe brain damage may or may not be the same as those occurring after discontinuation of CPR (which has usually included, for example, several doses of adrenaline and other therapies).
In most jurisdictions where non-heart-beating organ donation occurs, a 10 minute period of circulatory arrest (asystole on ECG and no pulsatility by arterial line) has been accepted as sufficient to determine that 'death has occurred' [8], whereas the US Institute of Medicine recommended that a five minute period was sufficient [9]. Dutch law requires a further five minute 'no touch' period after death has been declared before any measures to procure organs can begin, similar to recommendations by the US Institute of Medicine.

Finally, Whetstine suggests that non-heart-beating donation springs solely from the circulatory criterion endorsed by the UDDA and, because the cessation of circulation does not cause the brain to die immediately, that the brain, and thereby the patient, might still be alive at the time that organ procurement begins. Although I agree that some parts of the previously severely damaged brain might be able to function if oxygen transport was immediately restored (even after perhaps 10 minutes of circulatory arrest), I see this concern as similar to her concern with irreversibility of circulatory arrest. There is no way to tell if the brain is dead after such a period of circulatory arrest, other than by restoring and maintaining oxygen transport and determining whether any signs of brain activity return. Such an operational approach to 'brain death' is not required by the UDDA or good clinical practice.

My own concerns in non-heart-beating organ donation are for the medical acceptability of the methods used to certify death, the independence of this process from the organ retrieval process, the manner in which the option of organ donation is discussed with the family and the acceptability of all of these processes to everyone involved. I do not believe that organ donation should ever be 'recommended' to families, only that under appropriate clinical circumstances, perhaps including this one, it is an 'option' that should be 'sensitively offered'."

A thoughtful analysis of death in the ICU


Mike Darwin, Independent Critical Care Consultant, Arizona, USA.

"The fundamental questions are, simply, what and when is death? This problem is not new: In the seventh century, Celsus wrote, 'Democritus, a man of well merited celebrity, has asserted that there are in reality, no characteristics of death sufficiently certain for physicians to rely upon' [10].

Both Streat and Whetstine essentially concede defeat in dealing with these two pivotal questions in the first paragraph of their respective analyses. While sidestepping the core issue of what is the 'appropriate conceptual definition of death', Whetstine then argues compellingly that DCD does not meet either the intent or the criteria set forth in the UDDA. Streat argues compellingly that the issue of irreversibility is a practical impossibility to determine, and that because of this, utilitarian criteria should prevail in determining when death is pronounced and when organs may be retrieved.

The earliest definitions of death are arguably religious and largely binary; a person is either clearly dead or alive on the basis of whether a metaphysical spirit, soul, or life force continues to animate the physical body. The departure of the soul is synonymous with unequivocal death of the person and the only obligations that remain are ritually appropriate corpse disposal. This worldview is extremely valuable as it satisfies the practical and emotional needs of people for certainty, closure and clarity. With the advent of CPR and life support systems, the formerly binary status of life and death became increasingly analogue. The advent of transplantation served only to further degrade the binary view of death by allowing the continued 'survival' of the organism in a fragmented way in the bodies of others.
Because all other functions of human life could be medically enabled to persist after the loss of personal identity, the Harvard Committee properly focused its attention on the sole organ that enables or produces this property; the brain. As both Streat and Whetstine agree, however, the problem of what constitutes 'irreversible' was left unaddressed, and this is a critical flaw in any absolute definition of death. It is obvious that a solid majority of patients dying today could be resuscitated and supported artificially with intact mentation, albeit only at tremendous cost, both in terms of resources and suffering.

The brain is a discrete pattern of atoms, each as effective as the next as long as the unique pattern of their arrangement persists. Presumably all of the attributes of personhood are encoded in this lattice. This view allows us to view the person as 'information beings', defined by the arrangement of particular atoms that comprise our brains at any moment. So long as that pattern of information can be recovered, the person is not dead. If a cookbook is ripped to pieces it is no longer functional; it is impossible to read or use. The torn pages still contain all the information required, however, to allow for the book to be pieced back together and restored to a functional, useful state. By contrast, if the book is burned and the ashes stirred, the loss is irreversible given our current understanding of physical law (the limitations imposed by both the laws of thermodynamics and information theory). This approach to defining death, which is rooted not in relative, changing technology and vitalistic worldviews, but rather in the fundamentals of physical law, is known as the information theoretic criterion of death [11]. [...]

Both medicine and the law should respond to this problem with common sense, compassion and flexibility. It is only the ideologue or the fool who acknowledges noon and midnight, but denies all the states of light and darkness that smoothly shade together in the real world to create day and night. Patients who are not candidates for further medical intervention to save or prolong their lives should be pronounced dead based not on the absolute or theoretical irreversibility of their pathology, but rather on the basis of the permanence of this condition; namely, that there will be no attempt to resuscitate, revive, or otherwise seek to continue the patient's life. In the current milieu, this means the use of whatever clinical criteria under the law are appropriate at a time when further therapeutic interventions are medically ineffective, or are rejected by the patient, or his duly authorized medical surrogate.

Streat summarizes the course physicians should follow succinctly:
'My own concerns in non-heart-beating organ donation are for the medical acceptability of the methods used to certify death, the independence of this process from the organ retrieval process, the manner in which the option of organ donation is discussed with the family and the acceptability of all of these processes to everyone involved. I do not believe that organ donation should ever be recommended to families, only that under appropriate clinical circumstances, perhaps including this one, it is an option that should be sensitively offered.' [...]

Defining death in morally absolute terms is technologically, if not scientifically, impossible at this time. Attempts to use rigid, binary, black or white, all or none approaches will only serve to recreate the bitter futility of similarly barren arguments that have characterized the debate over when life begins (and the attendant social and medical issue of abortion). In the real world, death is a continuum, and it should be dealt with as such. That means thoughtful judgment on the part of patients, physicians and lawmakers as to where to draw lines in that shifting sand. If the informed consent of the patient is the foremost value, there will be little moral risk in deciding just how dark it must be before night has fallen."

DCD: a work-around of the rules we need to consider carefully


David Crippen, Department of Critical Care Medicine, University of Pittsburgh Medical Center, Pittsburgh, PA, USA.

"The rules for the interpretation of death by whole brain death (WBD) criteria were formulated over 20 years ago in an age of only moderate technological innovation. In 2005, it may be that modern critical care medicine has modified the entire concept of WBD, mandating replacement by a new paradigm taking into account our ability to discern shades of grey in brain function. Those shades of grey have become the focus of much debate as we try to find the line separating 'alive enough to donate' and 'dead enough to bury'.

These paradigm shifts not withstanding, the rules set out for the determination of death as it pertains to organ donation are very clear even in 2005. Patients must be dead before organs can be taken for transplantation. Traditionally, 'brain death' has been necessary for a patient to be declared legally dead for procurement of organs for transplantation [3]. The concept of DCD is a creative interpretation of the DDR [12], equating the aftermath of cardiac death with the presence of brain death. Many more patients could be used for donorship using cardiac death criteria.

But these concepts are not synonymous. Brain death is a diagnosis that death has occurred. Cardiac death is a prognosis that death is inevitable (using WBD criteria). The rules set down by the UDDA [1] suggest that death must be irreversible. Patients with cardiac standstill may not necessarily be brain dead, and may actually be resuscitatable if anyone chose to do it [13]. The criteria to make that determination must be both necessary and sufficient for death. It is necessary and sufficient that the entire brain has irreversibly ceased to function. Loss of a heartbeat is sufficient but not necessary in the presence of WBD. In this regard, DCD is a very creative interpretation of the DDR using utilitarian criteria. Patients may not be necessarily 'dead' by the rules, but they're 'dead enough' after cardiac standstill if death is inevitable. A seemingly small issue, but with big picture implications.

The big picture of all workarounds and creative interpretation of the rules is more daunting than the short-term benefits. The rules for organ donation are poorly amenable to bending, lest we find ourselves bidding for organs on eBay or harvesting suspicious operating room deaths as in Coma [14]. Enthusiasm and aggressive marketing techniques to raise public consciousness about organ donation are not necessarily compatible with rules in place to protect public rights.

Now that this workaround has been popularized, further creative interpretations of the rules are inevitable. Anything that increases the desired supply of organs could be fair game. Why not allow families to simply authorize mining for paired organs from incompetent relatives before death, and then withdraw life support on the basis of futility? Further, why not mandate that everyone is a donor unless they sign up with an 'I don't want to donate' registry? Now that the foot is in the door, and not much cry of foul has been forthcoming, more workarounds are on the way and each one will be an escalation of creative interpretation slanted toward increasing demand, perhaps at the cost of individual rights. This is the major reason why a very public discourse must continue on the subject of how we interpret the rules for organ donation."

Competing interests:
The author(s) declare that they have no competing interests.

References
[1] Uniform Determination of Death Act
http://www.law.upenn.edu/bll/ulc/fnact99/1980s/udda80.htm

[2] Joynt RJ: A new look at death.J Am Med Assoc 1984, 252:681.

[3] Sweet WH: Brain death, New England Journal of Medicine 1978, N°299, pages 410-412.

[4] Cole D: Statutory definitions of death and the management of terminally ill patients who may become organ donors after death. Kennedy Inst Ethics Journal 1993, N°3, pages 145-155.

[5] Linko K, Honkavaara P, Salmenperä M: Recovery after discontinued cardiopulmonary resuscitation. Lancet 1982, N°1, pages 106-107.

[6] Bray JG: The Lazarus phenomenon revisited. Anesthesiology 1993, N°78, page 991.

[7] Maleck WH, Piper SN, Triem J, Boldt J, Zittel FU: Unexpected return of spontaneous circulation after cessation of resuscitation (Lazarus phenomenon).
In: Resuscitation 1998, N°39, pages 125-128.

[8] Bos MA: Ethical and legal issues in non-heart-beating organ donation.
In: Transplantation 2005, N°79, pages 1143-1147.

[9] Institute of Medicine, National Academy of Sciences: Non-heartbeating Organ Transplantation: Medical and Ethical Issues in Procurement. Washington, DC: National Academy Press; 1997.

[10] Walker AE: Cerebral Death. 2nd edition. Baltimore-Munich: Urban and Schwarzenberg; 1981, pages 166.

[11] Merkle RC: The technical feasibility of cryonics. Med Hypotheses 1992, N° 39, pages 6-16.

[12] Veatch RM: The dead donor rule: true by definition. In: American Journal of Bioethics 2003, N°3, pages 10-11.

[13] Bernat JL: A defense of the Whole Brain concept of death. In: Hastings Center Report 1998, N°28, pages 14-23.

[14] Cook R: Coma. London: Macmillan Publishers; 1977.

Source:
Leslie Whetstine (1), Stephen Streat (2), Mike Darwin (3) and David Crippen (4)

(1) Health Care Ethics Center, Duquesne University, Pittsburgh, PA 15282, USA
(2) Department of Critical Care Medicine, Auckland Hospital, Auckland, New Zealand
(3) Independent Critical Care Consultant, Arizona, USA
(4) Department of Critical Care Medicine, University of Pittsburgh Medical Center, Pittsburgh, PA, USA.

In: Critical Care October 31, 2005.

==> Download the PDF Version of this review (Full text): click here.

==> Critical Care Medicine-L: www.ccm-l.org

An interdisciplinary Forum for the discussion of topics germane to the specialty of Critical Care Medicine. Medical Director: David Crippen, MD, Associate Professor, Department of Critical Care Medicine, Neurovascular Intensive Care Unit, University of Pittsburgh Medical Center, USA
:

==> Access the CCM-L Editorial: click here.

"Science And Society: Death, Unconsciousness And The Brain"

Abstract:
"The concept of death has evolved as technology has progressed. This has forced medicine and society to redefine its ancient cardiorespiratory centred diagnosis to a neurocentric diagnosis of death. The apparent consensus about the definition of death has not yet appeased all controversy. Ethical, moral and religious concerns continue to surface and include a prevailing malaise about possible expansions of the definition of death to encompass the vegetative state or about the feared bias of formulating criteria so as to facilitate organ transplantation."

Says Steven Laureys, Neurology Department, University of Liège, Belgium:

"As mentioned in the paper my opinion is: death is an event and not a process ; brain dead patients are dead ; stick to the dead-donor rule. The situation in Belgium I believe is similar to France, with the exception that all citizens are donors unless one actively and explicitly objects during life."

==>Full article (PDF Form): click here.

Source:
National Review of Neurosciences, 2005 Nov;6(11):899-909.
Author: Steven Laureys, Cyclotron Research Centre and Neurology Department, Université de Liège, Sart Tilman-B30, 4000 Liege, Belgium.
NCBI-PubMed

Other article by Steven Laureys, Neurology Department, University of Liège, Belgium: The locked-in syndrome: what is it like to be conscious but paralyzed and voiceless?
==> click here.

La valise diplomatique. Une fiction médicale


Je me suis décidée à écrire sur ce sujet aux frontières entre la vie et la mort, la mort et la vie, un no man’s land où nous, chirurgiens et chirurgiennes, procédons en passeurs anonymes à des échanges clandestins. Nous passons ces frontières en clandestins : «Non, je n’ai rien à déclarer» (ce territoire ne fait pas encore partie de l’espace Schengen). «Valise diplomatique !». Je brandis mon I.D. justifiant mon Immunité Diplomatique, et je franchis sans histoire les frontières successives, avec ma précieuse valise, que personne ne m’a demandé d’ouvrir. En général, à ce moment là, des images m’accompagnent : un ange aux ailes de sang. Pourquoi du sang ? J’ai dû essayer de faire rentrer mes ailes dans les gants chirurgicaux. Pas précisément adaptés. Je saigne, je sais, ça fait partie du métier. «Le sang coule, c’est le métier qui rentre». «Ce qui ne détruit pas rend plus fort». Ces phrases reviennent souvent dans la bouche de mes collègues. Des phrases pour cimenter les briques des épreuves.

Quand j’étais étudiante en première année de médecine, l’année du redoutable concours, l’amphi était bondé en début d’année. Un de nos profs procéda à un écrémage selon une recette maison, sans attendre le concours : «En choisissant médecine, vous vous préparez à passer votre vie dans le sang, l’urine, la merde et le vomi. Ceux que ça gêne, il faut qu’ils partent à côté : ils apprendront à vendre des savonnettes». Trois cours plus tard, un bon quart des étudiants avait déserté l’amphi pour de bon. A la grande satisfaction du prof. En même temps que le sang et compagnie, il aurait dû mentionner le manque de sommeil. Parler du sommeil à un «chir.» (c’est comme ça qu’on nous appelle dans le métier) équivaut à parler du sucre à un diabétique. Orgie de douceur vengeresse qui me traverse, dans le sillage de l’ange aux ailes de sang.

Depuis 5 ans, je supervise les internes dans le service de chirurgie pédiatrique d’un grand hôpital parisien. Les usagers de la santé nous tiennent pour des scientifiques, des grands prêtres de la Science Exacte : chirurgie assistée par ordinateur pour opérer les organes mous en endoscopie, chirurgie au laser, robot pour opérer la cataracte, système high-tech de chirurgie assistée par ordinateur pour la pose de prothèses de genoux : la précision chirurgicale est devenue numérique. La chirurgie, c’est Matrix ; le chirurgien, c’est James Bond. Comme l’espion britannique de Sa Majesté, j’utilise la technologie de pointe en m’efforçant de ne pas faire de vagues. «Painless civilization ¹». C’est le package que l’hôpital vend à l’usager de la santé. Un ami qui est comptable dans une clinique privée m'a repris l’autre jour : «Tu ne dois plus parler de malade ou de patient. Il faut parler de client». Je lui ai répondu : «Pour une fois que la compta et le marketing s’entendent !... D’habitude, le marketing dépense des sous et la compta râle».

«On va opérer votre petite Mélanie en chirurgie mini invasive, à cœur battant. Pas besoin de lui ouvrir la cage thoracique, il suffira de pratiquer quelques incisions minimes. Pas besoin de lui casser les côtes, pas besoin non plus d’utiliser le CEC (Système de Circulation Extracorporelle) qui gère l’arrêt temporaire du cœur et des poumons, la circulation du sang s’effectuant en 'itinéraire bis' pendant ce temps, grâce à une machine qui relaye les fonctions cardio-pulmonaires, tout ceci après ouverture de la cage thoracique et écartement des côtes. Lorsqu’on utilise cette méthode de chirurgie traditionnelle invasive, on opère ‘à ciel ouvert’, comme disent les chirurgiens. Pour Mélanie, plus besoin de tout ça. Par les toutes petites incisions qu’on pratiquera sur son thorax, on entrera les instruments destinés à opérer. Un chirurgien assis à une console équipée d’une image en 3D et d’un système infrarouge commandera, ou téléguidera, si vous voulez, les mouvements des instruments opérant à cœur battant. Vous voyez, ce n’est pas le robot qui opère, c’est le chirurgien, pour autant plus besoin d’ouvrir le thorax et d’utiliser la CEC. Rassurez-vous, c’est une opération pratiquée couramment aujourd’hui, votre petite fille sera sortie de l’hôpital et totalement rétablie en 3 jours». Tandis que je parle ainsi à la mère de ma petite patiente de 6 ans, l’ange aux ailes de sang me traverse à nouveau, cette fois-ci, il opère à ciel ouvert. Le fruit de vos entrailles est béni !

Chirurgie mini invasive, coelioscopie, etc. : je suis une chirurgienne informatisée, et je veille à avoir les derniers logiciels. Ils viennent de Californie. Silicon Valley, l’université de Stanford, l’UCLA (University of California, Los Angeles), etc. Le progrès est relégué au grenier. Nous sommes à l’ère des technologies, biotechnologies, bioéthique, éthique médicale. L’autre jour j’ai lu un article dans le NEJM, le très sérieux «New England Journal of Medicine», écrit par un «Medical Bioethicist PHD». J’ai mis un moment avant de déchiffrer ce que recouvrait exactement ce terme barbare. C’est dans la langue de Shakespeare, mais ce n’est pas du Shakespeare ! En salle de garde, un interne résume la situation : «La biotechnologie, c’est de la technologie bio. Et la bioéthique, c’est pour réfléchir là-dessus. Internet ; l’intranet et l’extranet, tout ça c’est bio, comme la Vie Claire. Puisqu’on nous promet des écrans organiques pour nos ordinateurs de demain… Jamais entendu parler des écrans OLED ?»

¹- Titre d'un essai du philosophe Japonais Masahiro Morioka, Professeur à l'université d'Osaka. Lien vers cet essai (version anglaise) : "Painless Civilization: A Philosophical Critique of Desire" (2003) ==> cliquer ici.

==> Lire la suite de La Valise Diplomatique (Format PDF) :
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A lire également :

==> Des chirurgiens et des robots : cliquer ici.
==> Des chirurgiens et des robots (suite) : cliquer ici.

Appel à témoignages : familles de donneurs en état de mort encéphalique et patients receveurs d'organes. Donneurs vivants.

Call for testimony concerning organ transplantation (organ removal and organ grafting): brain-dead patient's relatives and “live” donors.
==> English version:
click here.

3.945 personnes ont subi une greffe d'organes (rein, foie, coeur, poumons, pancréas, bloc coeur-poumons, instestin) entre 1998 et 2004. Ces chiffres proviennent de l'Agence de Biomédecine.

==> C'est votre cas ? Ce Blog vous est ouvert et accueille vos témoignages. Bienvenue et merci !

==> Vous avez pu recevoir un organe (rein, foie, poumon) grâce à un donneur vivant (frère, soeur, conjoint(e), proche parent). Comment avez-vous traversé cette épreuve, vous et celui (celle) qui vous a donné un lobe de foie, un rein, un poumon ?

==> Il est désormais possible de prélever un organe sur donneur vivant grâce à la chirurgie mini invasive ou chirurgie assistée par ordinateur. Les bénéfices pour le donneur sont : une opération moins invasive, moindres douleurs post-opératoires, temps de récupération plus court. Votre donneur a pu bénéficier d'une opération en chirurgie mini-invasive ? Ce Blog est ouvert à votre témoignage ainsi qu'à celui de votre donneur. Merci par avance !

==> L'un(e) de vos proches s'est un jour trouvé(e) en état de mort encéphalique et vous avez été approché(e) par des médecins vous demandant votre accord pour le prélèvement des organes de votre proche. Comment s'est passée cette approche et quelle a été votre décision : avez-vous accepté ou refusé qu'on prélève les organes de votre proche ? Comment avez-vous passé "ce chemin si difficile du deuil au don" ? (Professeur Louis PUYBASSET, Unité de NeuroAnesthésie-Réanimation, Département d'Anesthésie-Réanimation, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière). Comment avez-vous été accompagné(e) et soutenu(e) dans cette épreuve ? Ou bien, quel a été votre chemin du deuil au refus ? Avez-vous été accompagné(e) sur ce chemin ? Si vous avez refusé qu'on prélève les organes de votre proche en état de mort encéphalique, c'est certainement que la perspective d'une intrusion dans le processus de mort de votre proche vous a effrayé(e), ou que vous vous êtes rappelé(e) que de son vivant il (elle) avait peur qu'on ne le (la) laisse pas partir en paix. Ou d'autres raisons ? Comment avez-vous réagi intellectuellement et émotionnellement face à cette mort si particulière qu'est la mort encéphalique (les scientifiques parlent de "mort invisible", de "mort imminente"...). Comment avez-vous résisté à la pression de votre entourage (médecins, infirmières, équipe chirurgicale, éventuellement vos proches, famille, amis...) vous incitant à accepter le prélèvement d'organes ?

==> Vous êtes en attente d'une greffe d'organes ? Venez participer à cet échange !

Ce Blog est ouvert à vos témoignages, questions, réflexions, critiques.

Merci de m'envoyer un e-mail :


Catherine Coste
cath.coste@laposte.net

==> Canada :
le témoignage d'une femme de 50 ans greffée des poumons en été 2003 :
cliquer ici.


==> France : L'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris : Actualités : Magazine : le don d'organes et la greffe.
cliquer ici.

Professeur Jean Marty, chef du service d’anesthésie-réanimation de Beaujon et premier vice-président de la Société française d’anesthésie-réanimation : Donneur d’organes : on ne parle jamais du début de l’histoire : la réanimation du patient :

"La réanimation du donneur d’organes est la toute première partie de cette formidable histoire qu’est la greffe d’organes ! Sauf qu’on n’en parle jamais... Dans tous les films et reportages sur la greffe, s’insurge le professeur Jean Marty, chef du service d’anesthésie-réanimation de Beaujon et premier vice-président de la Société française d’anesthésie-réanimation, il y a une occultation quasi totale du rôle de la réanimation de ces patients-là. On ne voit démarrer généralement la 'belle histoire' du receveur qui allait mourir faute d’organe et qui vit grâce au don, qu’au moment de la discussion entre l’infirmière coordinatrice et la famille en vue de l’obtention de l’accord du prélèvement des organes. C’est très beau mais on ne parle jamais de la première partie, celle qui n’est pas 'belle', qui est triste et qui consiste à réanimer le futur donneur d’organes. Or, la motivation de tous ceux qui font ce travail sans espoir de guérison, ni de gratification de la part de la famille, dépend aussi de la reconnaissance qu’on en a !"


==> Belgique : l'Association Nationale des Greffés Cardiaques et Pulmonaires (ANGCP) : lire les témoignages de patients greffés ou en attente de greffe : "Livre d'or" de l'ANGPC :
cliquer ici.

==> Grange Blanche : "La côte de boeuf" :
"Il a plutôt bonne mine, je ne l’ai pas revu depuis la maison de rééducation dans laquelle il avait séjourné après son passage en enfer, il y a bientôt deux ans en février. Il pèse 55 Kg actuellement, pour un poids de 65 'avant'. Le 'avant' se réfère à un passé proche, devenu tellement lointain, que je ne sais même pas si il s’en souvient. Il est descendu à 39".

==> Témoignages parus dans le Blog des actualités internationales : cliquer ici.

==> Lire les témoignages en anglais : cliquer ici.

Call for testimony concerning organ transplantation (organ removal and organ grafting): brain-dead and “live” organ donors

This Blog has been created in order to enquire about brain-death and organ transplantation (organ removal and grafting) from both the scientific and ethical points of view. It shows scientific press articles (white papers), as well as interviews with physicians, nurses and medical ethics specialists, including specialists among the French transplant-medicine community. Both points of view (for and against organ removal from brain-dead patients) are being represented on this Blog, as both points of view do exist in the society of every country.

This Organ Transplantation-Blog is looking forward to helping people share their experience and opinion, and better (if need be) communicate with the international transplant-medicine community. Please feel free to tell your own story.

Thank you for sharing!

- Relatives of a brain-dead patient, having given their consent for organ removal, and relatives of a brain-dead patient who refused organ donation:
Read more: click here.

Please tell us about your hard-won knowledge of the death called “brain death”, or “invisible death”, as well as “imminent death” by the transplant-medicine community (physicians, neurosurgeons). How did you react in front of your brain-dead relative? Did your intellectual understanding of brain-death match your emotional reaction (feelings, emotion, body), or have you experienced a conflict between the scientific reality and the emotional / spiritual reality?

How have you and your distraught family been able to go through the process from the grievous loss of your relative to organ donation consent, or refusal to consent to organ donation?

Did you experience a conflict between that strong feeling you had about having to do your best to accompany the dying one (help smoothing the dying process, make sure the dying one will feel as comfortable as possible) and the will to donate his organs (relief that some good could arise or has arisen from what could have been merely a senseless tragedy)?

Which help did you get from the transplant-medicine community and other people? In case it’s been a while since the organ removal on your brain-dead relative occurred, did the hospital (clinic…) keep in touch with you and make some kind of follow-up, in order to provide you with some moral and psychological support on a regular basis, or do you have the feeling you have been kind of left behind, and you could use some help, even now? Could you please describe the support you got from the hospital (clinic)? Did it help?

In case you refused the removal of your brain-dead relative’s organs, could you please tell us about your hard-won experience regarding how to resist the pressure the entire society and transplant-medicine community usually puts on the brain-dead donor family (even if some of them will deny it) in order to get the family’s consent? No doubt your experience will be of great help!

As a young brain-dead patient’s mother puts it: “I doubt everyone expressing opinions about organ donation consent, or refusal to consent to organ donation in case of brain-death has found himself/herself in the situation of having to make a choice for real!. ” This young brain-dead patient’s mother feels very isolated, as brain death only represents 1% of global death causes!

Read the excellent article: "What Kind of Place is an Intensive Care Unit? Brain Dead Person From the Viewpoint of Life Studies", by Masahiro Morioka (1989).
==> click here.

- “Live” Donor: You have received an organ (kidney, lobe of liver, or lung) thanks to a living donor (husband, wife, boyfriend, girlfriend, brother, sister, close relative like aunt or nephew…). How did you go through this hard time, yourself and your living organ donor? How did you both recover from the surgery? Who helped you make the “right” decision?

- “Live” Donor operated on with minimally invasive surgery (robotic surgery): as you may be aware, kidney removal procedures with the help of minimally invasive surgery (keyhole surgery, also called robotic surgery) are being currently performed and belong to the state-of-the-art surgical techniques, enabling the patient to be left with small incisions only, instead of some large scars, and in the post-operative time feel less pain, recover more quickly. To read more about it, click here (language: English and French).

==> You can also visit the Intuitive Surgical Inc.'s website.

If you have had surgery or are planning on having surgery with the minimally invasive surgical techniques,
==> please tell us your story!

- You need organ transplantation and you are currently waiting for the opportunity to get a new organ (kidney, heart, lung, cornea, liver, etc.).
==> Please tell us about it!

Contact info:

Catherine Coste
cath.coste@laposte.net

==> TESTIMONY : "MY LITTLE CORNER OF THE WORLD":
A brain-dead young boy's mother, who has agreed on organ donation, has created a forum about organ donation and brain death:

"Amid stories of people destined to die unless they get an organ transplant, we are told that we can help give these people a second chance at life by signing an organ donor card or its equivalent. That way, if anything ever happens to us and doctors are unable to save our life, they will have the option of using our organs to save someone else's life.

This is, as I say, what we are told. And those who do the telling always make it sound as if there is no downside--and I believed them, and so did my husband. For many years, we both answered the call and carried the special organ donor icon on our driver's licenses--but we don't anymore, and I created this forum as a place to tell my story about what changed our minds.

I will also be using this forum as a place to store and share information I've accumulated about brain death and organ donation and other related topics."


Access this Forum through the Transplantation Ethics International News Blog:
==> click here.

==> GENEROSITY:
A reflexion about "Efficiency and Irreplaceability:"
Masahiro Morioka, International Network for Life Studies,
"Brain Dead Person", from the Viewpoint of Life Studies (1989), Chapter 7: "Efficiency and Irreplaceability:"


"Here is what I think. I think that deep down, the people who have created this organ distribution network also feel the irreplaceability of brain dead people. At the same time as they believe that we should replace an organ of a human being while we can, otherwise it would be a waste, they are also aware of the fact that this organ was once part of a brain dead person, and is therefore irreplaceable and cannot be exchanged for something supposedly having the same value. If we start to pay sums of money equal to the value of the transplant, and consequently exchange irreplaceable organs for a supposedly equal cash value, then we ourselves destroy their irreplaceability. But if we offer them out of goodwill, then this does not happen. This is because it is not an exchange for something of equal value, but a unilateral gift of 'irreplaceability.'

I don’t know if transplant doctors will read this and think, 'that’s just how it is,' or instead think, 'we are scientists, and have nothing to do with this kind of romanticism.' But how they respond is not important. What is important is that even at the forefront of modern medicine, charging onward in the pursuit of efficiency, we make sure that we can feel as if a strong and deep-rooted focus on 'irreplaceability' remains. One key to solving the ethical problems of modern medicine is hidden in this area. And it will also be a key to understanding the character of the medicine and science of the future."


==> Here is an e-mail exchange I had on Sunday, October 23th with Maurice Bernstein, M.D. , Associate Clinical Professor of Medicine, Keck School of Medicine, University of Southern California:

Catherine Coste:
I'm trying to investigate about brain-dead donor ethics. At present, French transplant-medicine community claims that it is just out of the question to mention that brain death could be a questionable concept, especially when being asked by somebody from the public (closed-door medicine syndrom still striking in France, Doctors are suffering from it!). Almost each and every French transplantation specialist claims that a brain-dead donor is dead since brain death is death. There are just no other alternatives in their opinion. They justify their statement by referring to the August 2004 Amendment of the French Law of Bioethics. This Amendment is re-defining death as brain death. That is: the definition of death no longer includes the arrest of cardio-pulmonary functions: as of August 2004, brain death suffices. Brain death = death.

I am currently developing a Blog in order to show that the whole transplantation problematic involves issues, updates, controversies (especially about the dead donor rule) that are a great deal more complex than just the few explanations the non-specialist broad public is being (reluctantly?) provided with by the French transplant-medicine community...

I have asked French transplant-medicine specialists about the "dead donor rule": how's that, given the fact that this dead donor rule is being plagued with severe inconsistencies, this rule still justifies organ removal from brain-dead people? Shouldn't the dead donor rule be questioned again, and transplant specialists come up with another concept, fully acceptable this time? I am still waiting for the answer...

Dr. Maurice Bernstein:
"It is understandable why there is resistance to the acceptance that death by neurologic criteria (also known as "brain death" ) really equals death. It is hard to accept a warm body with a heartbeat but with breathing by ventilator is really dead. And despite the fact that death of all the cells of the body are not occuring at one defined moment and are continuing to function for a variable period of time especially if the heart beat is maintained, blood pressure maintained and respiration is produced by the ventilator, there is no return to life, never. When the respirator is turned off, the absence of any breathing continues and the heart in a few minutes. If the respirator is continued, the heart and blood pressure may fail in a matter of hours or a day or so and occasionally longer despite continued attempts at support of these functions but there will be no recovery of respiration or awareness or spontaneuous motor activity, never. The brain function is gone. The declaration of death at a certain time based on criteria of death by neurologic criteria is as as arbitrary as the usual classic declaration of death by absent cardio-respiratory function. But if the criteria are strictly met, there is no return to life.

There is much, nevertheless, to discuss about death by neurologic criteria and subsequent organ donation and organ reception for those who are still alive and personally aware of the events occuring.

So I am pleased that your blog is around for those who want to ventilate to do so. Emotional ventilation by those affected is important.. so try not to pull the plug on your blog respirator..."


==> Visit Dr. Bernstein's Blog: Bioethics Discussion: click here.

Bioethics Discussion Blog:
"Transplant Injustice and the Response: Which Is The Greater Injustice?"
==> Read the discussion: click here.

==> ORGAN TRANSPLANTATION DONOR DILEMMA:

"A 17 year old girl died after she was suffocated by the crowd at a rock concert. There were 2 other deaths, but this one survived to reach the hospital, and died only two days later. Her parents were approached for organ donation, and the question I ask, is how do you describe the situation to the family.

The two alternatives we argued about are:

Do you state that the patient is dead, and that organs are maintained artificailly pending their decision, making it clear that this support will stop if they decide not to donate?

Do you state that the patient is brain dead, proceed to explain the meaning of brain death? with/without reference to stopping support.?

Is there a third way that we didnot consider?
Arguments for the former approach were that the message of death is unambiguous, to the latter, is that the family cannot believe a direct statement of death, seeing their beloved all rosy, with a regular heart rate on the monitor. Obviously, a humanistic and compassionate approach is essential, and applies equally to both attitudes."

Read more: Critical Care Medicine Editorial (CCM-l.org): click here. Author: David Crippen, MD, FCCM, Associate Professor, Department of Critical Care Medicine, University of Pittsburgh Medical Center, USA.

==> About the "dead donor rule" and brain-death: scientific press updates:

1.- The concept and practice of brain death, by Bernat JL, in: Prog. Brain Res. 2005 N°150, pages 369-79, Neurology Section, Dartmouth Medical School, Hanover, NH 03755, USA.

"Brain death, the colloquial term for the determination of human death by showing the irreversible cessation of the clinical functions of the brain, has been practiced since the 1960s and is growing in acceptance throughout the world. Of the three concepts of brain death - the whole-brain formulation, the brain stem formulation, and the higher brain formulation - the whole-brain formulation is accepted and practiced most widely. There is a rigorous conceptual basis for regarding whole-brain death as human death based on the biophilosophical concept of the loss of the organism as a whole. The diagnosis of brain death is primarily a clinical determination but laboratory tests showing the cessation of intracranial blood flow can be used to confirm the clinical diagnosis in cases in which the clinical tests cannot be fully performed or correctly interpreted. Because of evidence that some physicians fail to perform or record brain death tests properly, it is desirable to require a confirmatory test when inadequately experienced physicians conduct brain death determinations. The world's principal religions accept brain death with a few exceptions. Several scholars continue to reject brain death on conceptual grounds and urge that human death determination be based on the irreversible cessation of circulation. But despite the force of their arguments they have neither persuaded any jurisdictions to abandon brain death statutes nor convinced medical groups to change clinical practice guidelines. Other scholars who, on more pragmatic grounds, have called for the abandonment of brain death as an anachronism or an unnecessary prerequisite for multi-organ procurement, similarly have not convinced public policy makers to withdraw the dead-donor rule. Despite a few residual areas of controversy, brain death is a durable concept that has been accepted well and has formed the basis of successful public policy in diverse societies throughout the world".
Source:
PubMed

2.- Abandon the dead donor rule or change the definition of death? Article by Veatch RM., Kennedy Institute of Ethics, Georgetown University, Washington, DC, USA. In: Kennedy Inst Ethics J. 2004 Sep. N°14(3), Pages 261-76.

"Research by Siminoff and colleagues reveals that many lay people in Ohio classify legally living persons in irreversible coma or persistent vegetative state (PVS) as dead that additional respondents, although classifying such patients as living, would be willing to procure organs from them. This paper analyzes possible implications of these findings for public policy. A majority would procure organs from those in irreversible coma or in PVS. Two strategies for legitimizing such procurement are suggested. One strategy would be to make exceptions to the dead donor rule permitting procurement from those in PVS or at least those who are in irreversible coma while continuing to classify them as living. Another strategy would be to further amend the definition of death to classify one or both groups as deceased, thus permitting procurement without violation of the dead donor rule. Permitting exceptions to the dead donor rule would require substantial changes in law--such as authorizing procuring surgeons to end the lives of patients by means of organ procurement--and would weaken societal prohibitions on killing. The paper suggests that it would be easier and less controversial to further amend the definition of death to classify those in irreversible coma and PVS as dead. Incorporation of a conscience clause to permit those whose religious or philosophical convictions support whole-brain or cardiac-based death pronouncement would avoid violating their beliefs while causing no more than minimal social problems. The paper questions whether those who would support an exception to the dead donor rule in these cases and those who would support a further amendment to the definition of death could reach agreement to adopt a public policy permitting organ procurement of those in irreversible coma or PVS when proper consent is obtained."

Source:
PubMed

==> Liver Unit Suffered in Silence:
"UCI's small transplant center was paralyzed by fear of failure, but its director discouraged dissent and struggled to maintain its image."
(Article by Alan Zarembo, L.A. Times Staff Writer).

==> Testimonies posted on the International News Blog
(English and French):
click here.

==> Read more testimonies (French version): click here.

Enquête sur la mort encéphalique et le prélèvement d’organes en France : le point de vue de l’éthique. CONCLUSION

1. Rappel du contexte de cette enquête :

34 chapitres composent ce journal en ligne sur les transplantations, la constatation du décès dans le cas de la mort cérébrale (Grande-Bretagne, USA) ou encéphalique (France), du point de vue de l’éthique, et le consentement ou le refus du don d’organes liés à la question : douleur et prélèvement d’organes. Ces chapitres ont fourni des matériaux de réflexion, des points de vue variés et contradictoires. La question : «douleur et prélèvement d’organes : si je me retrouve en état de mort cérébrale ou encéphalique, et si je suis donneur d’organes et qu’on me prélève mes organes, vais-je ressentir de la douleur ?» a été un fil conducteur fiable pour mener une enquête autour du constat du décès (mort cérébrale ou mort encéphalique) au plan de l’éthique. En effet, nous estimons que la famille du patient potentiellement donneur d’organes, avant de donner son consentement au prélèvement des organes de ce patient, voudra avant tout s’assurer du confort du mourant, considérant que sa mission première est d’accompagner ce mourant dans son processus de mort, dans les meilleures conditions possibles. Le fait que le patient en état de mort encéphalique ait été ranimé après l’arrêt de ses fonctions cardiaques et pulmonaires, et donc présente l’aspect extérieur d’un patient correctement vascularisé et ventilé, qui semble simplement dormir, pousse la famille du potentiel donneur à poser la question : "Docteur, êtes-vous certain qu’il ne ressentira rien si vous lui prélevez ses organes ?"

La moyenne nationale de refus de la part des familles qui s’opposent au prélèvement d’organes est de 35%. A l’hôpital Henri Mondor de Créteil (AP-HP), elle serait de 20% à 25%. Nous en concluons qu’un pourcentage égal de familles de patients en état de mort encéphalique (potentiels donneurs) n’a pas pu être rassuré sur la question du confort de la personne en état de mort encéphalique, au cas où ses organes seraient prélevés.

Par ailleurs, les situations de conflit pour les familles entre l’accompagnement du proche et le choix du don existent souvent. Cette enquête s’étant échelonnée sur une période de 6 mois, nous avons pu constater qu’il existe une très forte pression sociale, psychologique, philosophique et scientifique, enjoignant celui ou celle qui se pose la question de la douleur et du prélèvement d’organes chez les sujets en état de mort encéphalique à s’orienter impérativement vers le bénéfice du don d'organes pour le receveur (concepts de générosité, d’altruisme), sous peine d’être considéré comme "replié sur lui-même", "égoïste", ayant pour motivation principale de "poser des questions embarrassantes aux toubibs".
Il convient également de mentionner les importantes disparités existant entre les différents pays quant aux tests cliniques effectués en vue de diagnostiquer la mort encéphalique (France) ou cérébrale (Grande-Bretagne,USA) chez un patient. Ces disparités existent tant à l’échelle internationale qu’à l’échelle nationale, et ne sont pas faites pour rassurer les familles à qui on demande le consentement pour prélever les organes de l’un de leurs proches, déclaré en état de mort encéphalique (France) ou cérébrale (Grande-Bretagne,USA).

Je souhaite rapporter ici l’anecdote racontée par le Docteur Andronikof, chef du service des Urgences de l'hôpital Antoine-Béclère, Clamart (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) : «L'année dernière [en 2004] je suis allé écouter un petit cours informel fait par un sympathique spécialiste du diagnostic de mort encéphalique, radiologue à l'Hôpital de Saint-Louis. Il faisait un cours sur les critères radiologiques de mort cérébrale (ou encéphalique) à l'intention des radiologues de l'hôpital Antoine-Béclère. Le diagnostic se pose sur l'absence de vascularisation cérébrale à l'imagerie radiologique. Il n’a pas hésité à dire qu'il réclamait aux réanimateurs qui amènent le malade qu'ils ne montent pas trop la pression artérielle de ce donneur potentiel car sinon des vaisseaux perfusés pouvaient encore être visibles (donc pas de diagnostic) alors que si la pression était plus basse, la vascularisation disparaissait et donc le diagnostic de mort encéphalique pouvait être porté... Il était tout à fait ingénu quand il parlait et aucun radiologue qui l'écoutait n'a relevé la moindre incongruité. Je n'ai évidemment rien dit car ce n'était pas le lieu de lancer un débat qui dépassait largement la radiologie.»

En ce qui concerne la communication du corps médical spécialisé dans les transplantations envers le grand public (les usagers de la santé) :

En France, le corps médical est nettement défavorable à un débat incluant les usagers de la santé sur la question du constat de décès au plan de l’éthique, en ce qui concerne les potentiels donneurs d’organes en état de mort encéphalique. Il affirme que la loi de Bioéthique d’août 2004 définit la mort comme la mort encéphalique, et que donc le patient en état de mort encéphalique est mort. Pour eux, le principe scientifique et juridique fondamental, qui est à la base du prélèvement d'organes sur patient en état de mort encéphalique, à savoir : la "règle du donneur mort" ("dead donor rule") n'est pas à remettre en question. Le donneur en état de mort encéphalique est juridiquement et scientifiquement mort. Or certains articles scientifiques anglais et américains cités dans ce journal en ligne contestent ce point de vue : selon eux, la "règle du donneur mort" n'est pas pertinente dans le cas d'un patient en état de mort encéphalique dont on prélève les organes. Cette règle ne doit pas être invoquée pour justifier le prélèvement d'organes. Puisque le patient est ranimé afin que l'on prélève ses organes, il est faux d'affirmer que ce patient est scientifiquement et juridiquement mort. Ces mêmes articles scientifiques défendent le point de vue d'une nécessité de trouver un autre fondement juridique et scientifique au prélèvement d'organes sur patient en état de mort encéphalique que celui qui prévaut jusqu'à présent, à savoir la "règle du donneur mort". Ils partent du principe que la mort est un processus et non le point final de ce processus, et que le patient étant ranimé, il n'est pas honnête d'affirmer qu'il est mort.

Cette "règle du donneur mort" constitue actuellement le fondement juridique et scientifique du prélèvement d'organes sur patient en état de mort encéphalique en France. Le fait que la validité de cette règle est contestée à l'échelle de la communauté scientifique internationale nous conduit à nous interroger sur la pertinence de l'information communiquée par le corps médical Français à la famille des potentiels donneurs d'organes en état de mort encéphalique, lors de l'approche de ces familles par le corps médical, dans le cadre d'une demande d'autorisation au prélèvement d'organes. Or le consentement éclairé des familles et, plus largement, des usagers de la santé, est requis par le corps médical Français. Peut-on parler de consentement éclairé si la question du constat de décès du donneur potentiel sur le plan de l'éthique est abordée de manière uniquement formelle avec les familles de donneurs potentiels et les usagers de la santé (ce qui équivaut à dire : le patient est mort, même une fois qu'il a été ranimé) ? Ne conviendrait-il pas de traiter cette question sur le fond également, et donc d'inclure les débats actuels sur la règle du donneur mort ("dead donor rule"), ce qui revient à se demander : quels sont les droits d'un patient qui est en état de mort encéphalique, dont on nous dit que juridiquement il est mort, alors que scientifiquement il ne l'est sans doute pas (il est ranimé) ? Par quoi remplacer cette "règle du donneur mort" ? Où sont les garde-fous pour protéger ce patient, s'il s'avère que cette règle n'est plus valable, mais qu'elle est toujours en vigueur car rien ne vient la remplacer ?

Il ne s'agit donc pas simplement de dire que cette enquête a pu mettre à nu la dialectique suivante : on parle de la mort et de la fin de vie et le corps médical Français répond sur la beauté du don. Il conviendrait également de réfléchir sur la validité du fondement juridique et scientifique actuel concernant le prélèvement d'organes sur patient en état de mort encéphalique, à savoir cette "règle du donneur mort" ("the dead donor rule") : s'il s'avère qu'elle n'est plus valable, et s'il est reconnu que le patient en état de mort encéphalique est mourant et non mort, comment justifier le discours actuel : on peut prélever le patient parce qu'il est mort ? Est-il totalement absurde d'imaginer que d'ici quelques années le corps médical dira aux usagers de la santé que certes il n'était pas question de penser que les patients en état de mort encéphalique étaient morts, mais qu'en tout état de cause c'était mieux pour tout le monde qu'ils aient été prélevés ?

Je tiens à souligner que mes interlocuteurs Français, pour la plupart d'entre eux, se sont efforcés de fournir une réponse institutionnelle à mes questions dans les plus brefs délais. Je remercie vivement tous mes interlocuteurs du corps médical Français, particulièrement le corps médical et para-médical de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Lire la communication de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP)en août 2005 :
==> Magazine : Actualités : le don d'organes et la greffe : cliquer ici.

Pour ce qui est des éthiciens (spécialistes en Ethique Médicale) et médecins du Japon, de l’Allemagne et du Danemark, l’attitude envers le grand public est différente : ouverture, transparence, interactivité et réactivité ont caractérisé mes échanges avec mes interlocuteurs de ces pays, et je souhaite leur adresser mes plus vifs remerciements pour leur aide et leur prompte réponse à mes questions. Grâce à des scientifiques et médecins Anglais, Américains et Indiens, j’ai également pu obtenir de précieuses informations permettant de diversifier les perspectives de ce débat et les sources qui le documentent. Que mes interlocuteurs de ces pays en soient vivement remerciés !

2. Les conclusions au sujet de la douleur et du prélèvement d’organes sur patient en état de mort cérébrale ou encéphalique :

a) Peut-on assurer avec certitude qu’un patient en état de mort encéphalique ou cérébrale ne ressentira aucune douleur si on lui prélève ses organes ?

Nous estimons que la réponse est négative. Il convient de souligner l'incertitude qui existe dans ce domaine. Nous en voulons pour preuve les avis de spécialistes de différentes origines et nationalités très contrastés sur la question, avis que nous avons reporté dans ce journal en ligne afin de documenter l’argumentation. Il existe en effet un désaccord entre les experts sur la question : le patient en état de mort encéphalique ou cérébrale est-il mourant ou mort (désaccord sur la définition de la mort en tant que mort cérébrale), ainsi que d’importantes disparités au niveau des pratiques dans le diagnostic clinique de la mort encéphalique ou cérébrale (à l’échelle nationale et internationale). L'auteur de cette étude pose donc la question suivante : si une certitude absolue existait pour ce qui est de la confirmation après examens et tests cliniques de ce diagnostic de mort encéphalique ou cérébrale, pourquoi existerait-il autant de pratiques différentes dans les différents pays, avec des disparités au sein même de chaque pays ? Un point sur lequel tout le monde s'accorde, cependant : le concept de mort encéphalique ou cérébrale fournit un excellent support juridique à l'activité des transplantations d'organes. A ce sujet, lire les explications de M. Carlos de Sola, Chef du Service de la Bioéthique au Conseil de l'Europe : cliquer ici.

Au sujet des avis contrastés relatifs aux examens et tests cliniques pour le diagnostic de la mort encéphalique ou cérébrale, je cite deux avis :

- Dr. K. Ganapathy, Neurochirurgien, Apollo Hospital, Chennai, Inde :

“Tests to confirm brain death:
The plethora of gadgetry ultimately only gives answers of dubious reliability to the wrong questions! None are superior to clinical assessment. At present, there is no evidence that MRI, MRA, EEG, evoked potentials, Trans Cranial Doppler, evaluation of cerebral blood flow or other tests can unequivocally establish brainstem death. These techniques though under review, currently do not form part of the mandatory diagnostic requirements in most countries. Some countries however include these tests."
(Cf. l’article scientifique complet dans ce journal en ligne)

- Professeur Louis PUYBASSET, Unité de NeuroAnesthésie-Réanimation, Département d'Anesthésie-Réanimation, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris

«Le diagnostic de mort cérébrale en France est le plus rigoureux du monde. Il repose sur la conjonction d’un examen clinique indiscutable et de 2 EEG plats en normothermie ou d’un angioscanner ou d’une artériographie montrant une perfusion nulle du cerveau. Il n’en est pas de même dans d’autres pays où vos craintes pourraient être partiellement justifiées (USA, Angleterre où ces examens ne sont pas requis).»

On pourrait citer quantité d’avis contradictoires. Ce journal en ligne en cite quelques uns.

b) Peut-on parler de transparence et d’ouverture pour qualifier la communication des spécialistes des transplantations au sein du corps médical envers le grand public (les usagers de la santé) en France ?

La réponse est négative. Je cite les passages les plus significatifs de ce point de vue, figurant dans ce journal en ligne :

«Le grand public Français n'est pas invité par le corps médical à se poser la question en ces termes : à quelle mort est-ce que je crois ? Est-ce que je crois que je serai mort quand mon coeur aura cessé de battre et quand mes poumons auront cessé de fonctionner, ou bien est-ce que je crois que je serai déjà mort quand mon cerveau sera détruit, alors que mes fonctions cardio-vasculaires et pulmonaires sont encore intactes ?
Pourtant j'ai choisi ma vie et continue à le faire tous les jours, je devrais donc aussi avoir le droit de choisir ma mort : vais-je choisir d'autoriser les médecins à me déclarer mort(e) lorsque je serai en état de mort encéphalique ou cérébrale (première option), ou bien vais-je déclarer de mon vivant que je n'autorise pas les médecins à me déclarer mort(e) alors que mon coeur et mes poumons sont toujours en état de marche (deuxième option) ? L'usager de la santé choisit bien quelle vie il veut vivre, pourquoi ne pourrait-il pas choisir à quelle mort il veut croire ?" Certes l'inscription au Registre National des Refus permet à l'individu d'éviter le prélèvement de ses organes s'il se retrouve en état de mort encéphalique ; mais qu'en est-il si un individu souhaite donner ses organes en cas de décès au sens traditionnel du terme uniquement (donneur à coeur arrêté) ? A-t-on renseigné le grand public en France à ce sujet ? A ma connaissance, on parle surtout du don d'organes quand le sujet est en état de mort encéphalique. Il conviendrait pourtant d'informer plus précisément les usagers de la santé sur l'existence de cette pratique de prélèvement d'organes à coeur arrêté (sur donneur cadavérique), conformément aux décrêts parus les 2 et 7 août 2005 au Journal Officiel (prélèvement des reins et du foie sur donneur cadavérique).

"En France, le corps médical veut que le grand public se décide pour ou contre le don d'organes. La question est donc centrée sur le don et non sur la mort à laquelle on croit (mort ‘traditionnelle’, avec arrêt des fonctions cardio-vasculaires et pulmonaires, ou bien mort encéphalique ou cérébrale, sans l'arrêt des fonctions cardio-vasculaires et pulmonaires). Mon point de vue est le suivant (et il est sans doute représentatif d'une partie du grand public, si infime soit-elle) : qu'on me dise : ‘soit tu es généreuse et tu donnes, soit tu es égoïste et repliée sur toi (intégriste ?) et tu ne donnes pas’ ne m'aide pas à prendre une décision. J'ai besoin de savoir à l'avance ce qui va se passer, avec des détails concrets, le plus de détails concrets possibles, afin que je puisse me projeter dans la situation, et ce à l'avance (par ex: le corps sera chaud, il semblera endormi mais ne ressentira rien, etc...). Les concepts philosophiques (le don, le refus) ne m'aident pas.
Si un proche que j'aime se retrouve en état de mort encéphalique, la première question que je poserai si les médecins me demandent mon autorisation afin de prélever ses organes est :
‘- Docteur, êtes-vous certain que vous allez le/la laisser partir en paix ? Je ne souhaite pas qu'on fasse intrusion dans son processus de mort, cela m'effraie trop.’ Au chevet de l'être aimé en instance d'être prélevé, je ne suis pas certaine d'être assez généreuse pour me préoccuper avant tout des vies anonymes qui pourraient être sauvées. Avant tout, j'accompagne la personne aimée dans la mort. C'est ma première mission. Et là, j'ai un immense besoin d'être rassurée sur le confort de ce mourant.
Une fois rassurée sur le confort du mourant, alors là oui, je me préoccuperai des vies que ce mourant pourrait sauver (jusqu'à 7 ou 8 !)

Je pense que la volonté d'exclure un vrai débat en amont des transplantations (un débat qui est uniquement centré sur le don ou le refus du don ne peut pas être un vrai débat. Le problème est tellement plus complexe !!) incite une partie des usagers de la santé à se méfier de ce que lui dit le corps médical (‘ils ne sont pas transparents’, ‘closed-door medicine’, sont des mots qui reviennent souvent dans la bouche des usagers de la santé). Ce qui risque d'induire le comportement suivant : oui, en théorie je suis pour (bien sûr que je suis généreuse) ; non en pratique je suis contre (eh là, est-ce qu'on me dit la vérité, est ce que je ne risque pas de souffrir ? Les différences entre les pays et les querelles de spécialistes ne sont guère rassurantes !)

La communication en amont de tout ce problème manque dramatiquement de consistance, ce qui n'aide en rien les gens à faire un choix. Evacuer la richesse et la complexité des divers problèmes éthiques qui se posent véritablement en amont des transplantations ne peut aider les gens à faire un choix, ne peut pas induire un processus de maturation de la société, pour parler en termes de sociologie.

Ma plus grande crainte ? C'est ce que je dis à la famille d'un jeune donneur, qui a tant de mal à faire son deuil au sujet de ce jeune donneur dont ils ont autorisé qu'on prélève les organes (bien sûr leur double souffrance me bouleverse) :
'- Vous avez donné et maintenant vous doutez du bien fondé de ce choix, des années après. De mon côté, je risque l'inverse : refuser de donner, et passer le reste de ma vie à le regretter.'

La seule chose qui peut aider le grand public à faire son choix, selon moi, c'est d'inclure le grand public dans les débats et la communication en amont du don. Ce n'est pas le cas en France pour le moment».


Il convient de préciser que cette enquête, si elle portait sur la constatation du décès au plan de l’éthique dans le cas du patient en état de mort encéphalique ou cérébrale, ne peut aucunement fournir une ou des réponse(s) à la question : «pour ou contre le prélèvement d’organes ?». Cette dernière question englobe en effet bien d’autres questions médicales, chirurgicales, éthiques, sociales, philosophiques, psychologiques, scientifiques, auxquelles cette simple enquête ne peut en aucun cas prétendre fournir une ou des réponses.

Pour clore, je redonne la parole au Docteur Andronikof de l'hôpital Antoine-Béclère :

«La psychologie du médecin depuis toujours est de se conformer à ce que font les spécialistes ou la majorité. N'est-ce pas ce qui caractérise toute la conduite humaine ? Et si Semmelweiss, médecin, en est devenu fou, Jésus-Christ qui résume l'humanité, en était mort. Donc l'aveuglement n'est pas propre aux médecins...»

CHAPITRES RELATIFS A CETTE ETUDE (rappel) :

3.-) Douleur et prélèvement d'organes sur donneur en état de mort encéphalique : prélève-t-on un patient mort ou un patient dans le coma ? S'il est dans le coma, a-t'il mal ? Prélève-t-on un mort ou un mourant ?

4.-) Quelques réponses de spécialistes

5.-) La réponse de FRANCE ADOT

6.-) La réponse du Président de l'association ADOT 69 (Lyon)

7.-) La réponse du Professeur Iradj GANDJBAKHCH, Chef de Service à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13ème) - Service de Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire

8.-) La réponse de Carine Camby, Directrice de l'Etablissement Français des Greffes (depuis mai 2005 : Agence de Biomédecine)

9.-) La réponse du Président de France-Transplant (CHU Lyon)

10.-) La réponse des coordinatrices du Groupe Hospitalier PITIE SALPETRIERE (Paris)

11.-) La réponse du Dr. Marc Andronikof, Chef de Service aux urgences à l'hôpital Antoine-Béclère (AP-HP), Clamart

12.-) Prélèvement d'un rein sur donneur vivant en chirurgie mini invasive

13.-) Remerciements !

14.-) Entretien avec une coordinatrice de l'hôpital Henri-Mondor (Créteil, 94)

15.) Entretien avec une coordinatrice de l'hôpital Saint-Louis (75)

16.-) Poser des questions embarrassantes aux toubibs ?!

17.-) Ethique et transplantation d'organes : bibliographie

18.-) Réflexion sur le thème : éthique et prélèvement d'organes.

19.-) Douleur et prélèvement d'organes : vos questions

20.-) Don & Greffe : Introduction

21.-) Qu'est-ce que le coma ?

22.-) Qu'est ce que la mort cérébrale ?
What is Brain Death ?


23.-) Qu'est ce qu'un donneur d'organes en état de mort cérébrale au Canada ?
Brain-dead donor in Canada: organ and tissue donation in the intensive care unit: collaborative endeavours

24.-) La mort cérébrale : résoudre les contradictions de la déclaration éthique de la mort
Brain death: resolving inconsistencies in the ethical declaration of death

25.-) La mort encéphalique : la position des neuro-psychiatres en Allemagne

26.-) Brain Death Is Not Death

27.-) Law, Ethics and Medicine: does it matter that organ donors are not dead? Ethical and policy implications

28.-) Role of brain death and the dead-donor rule in the ethics of organ transplantation

29.-) 'Journal of Medical Ethics': scientific press (white papers) on organ transplantation ethics

30.-) Transplantation d'organes :
==> le BLOG DES NEWS du monde entier

==> Organ transplantation: Worldwide NEWS BLOG

31.-) International Controversies And Updates In Organ Transplantation Ethics. Public Communication From French Transplant-Medicine Community Lacks Transparency And Effectiveness

32.-) Concernant la campagne de communication sur le thème «Don & Prélèvement d’organes»

33.-) La mort encéphalique, le consentement au prélèvement d'organes et l'accompagnement des familles "du deuil au don"

34.-) Critères de détermination de la mort